À New York, dans une cabine vitrée qui domine la salle de l'Assemblée générale, une interprète travaille au milieu d'une séance qui se prolonge dans la nuit. Elle rend en espagnol un texte que la délégation qu'elle sert n'a reçu qu'en anglais la veille au soir. La langue dans laquelle une décision est expliquée décide de qui la comprend et de qui l'applique. L'Organisation travaille en six langues officielles dans un monde qui en parle des milliers, et le Président Macky Sall a fait du multilinguisme l'un des principes de gouvernance de sa candidature au Secrétariat général des Nations unies.
Six langues pour 193 États. L'anglais, l'arabe, le chinois, l'espagnol, le français et le russe sont les langues officielles des Nations unies. Dans la pratique, une part croissante des documents et des réunions ne circule qu'en anglais, ce qui met en retard les délégations et les publics qui travaillent dans les autres.
Une question d'égalité entre les États. Une délégation qui reçoit un texte dans une langue qu'elle maîtrise mal négocie en position de faiblesse. Le multilinguisme garantit que chaque État pèse d'un poids égal dans la délibération, quelle que soit la langue de ses diplomates.
L'information du public. Les Nations unies s'adressent aux citoyens autant qu'aux diplomates, et une information publiée dans une langue étrangère à ceux qu'elle concerne reste lettre morte. Pour cette raison, la présente candidature publie ses positions en six langues.
Le rôle du Secrétaire général. L'Assemblée générale lui a confié la garde du multilinguisme de l'Organisation. Il lui revient de veiller à ce que les textes paraissent le même jour dans les six langues officielles et que les sites de l'Organisation comme ses conférences de presse et ses communiqués soient accessibles dans chacune. Un coordonnateur pour le multilinguisme, désigné au sein du Secrétariat, rend compte de ce travail à l'Assemblée générale.
L'égalité à la table de négociation. Douze années à la tête d'un État et la présidence de l'Union africaine en 2022 fondent cette exigence d'égalité entre les délégations. La même expérience explique pourquoi la vision déposée auprès des Nations unies formule ses propositions comme des obligations : une paix, une sécurité et un développement pensés ensemble ; un multilatéralisme renouvelé ; une gouvernance de l'Organisation renforcée.
L'Afrique au cœur, le monde en ligne de mire.
Les résolutions de l'Assemblée générale sur le multilinguisme sont publiques. Retrouvez l'ensemble des prises de position sur www.mackysall.net
