Une sirène retentit sur la côte, vingt-quatre heures avant que la crue n'atteigne les maisons. Les familles ont le temps de monter le bétail sur la digue et de fermer l'école avant de gagner l'abri en dur. Là où la sirène manque, la même crue emporte en une nuit ce que des années de travail avaient bâti. Ces catastrophes coûtent chaque année des centaines de milliards de dollars, et leurs victimes vivent d'abord dans les pays qui ont le moins de moyens de s'en protéger. Le Président Macky Sall a fait de la réduction des risques de catastrophe l'un des engagements de sa candidature au Secrétariat général des Nations unies.

Un coût qui s'alourdit. Le changement climatique multiplie les événements extrêmes et accroît leur intensité. Une catastrophe efface en quelques heures des années de développement, et un pays pauvre peut y perdre une part entière de son produit national, là où un pays riche en absorbe le choc.

L'alerte qui sauve. Un avertissement donné vingt-quatre heures avant une tempête réduit les dégâts d'environ un tiers, selon les Nations unies. Pourtant, la moitié des pays ne dispose pas de systèmes d'alerte précoce dignes de ce nom. L'Organisation s'est fixé l'objectif d'en couvrir chaque habitant de la planète d'ici 2027.

Le cadre de Sendai. Un dollar investi dans la prévention en épargne plusieurs dans la reconstruction. Adopté en 2015, le cadre de Sendai engage les États à réduire les pertes en vies et en biens d'ici 2030.

L'échéance de 2027. Les sirènes relèvent des services météorologiques nationaux et des bailleurs qui les financent. Devant l'Assemblée générale, c'est le Secrétaire général qui répond du calendrier de 2027 : il réunit les agences et les États tenus par cet engagement, et il rend public, pays par pays, l'endroit où l'alerte manque encore. Cette candidature entend faire inscrire la prévention, qui se compte en maisons restées debout, dans chaque programme de développement que l'Organisation finance. Le bilan de la couverture mesurera l'engagement pris pour 2027.

La prévention dans la vision. Douze années à la tête d'un État et la présidence de l'Union africaine en 2022 fondent cet engagement pour la prévention. La même expérience explique pourquoi la vision déposée auprès des Nations unies formule ses propositions comme des obligations : une paix, une sécurité et un développement pensés ensemble ; un multilatéralisme renouvelé ; une gouvernance de l'Organisation renforcée.

L'Afrique au cœur, le monde en ligne de mire.

Le cadre de Sendai pour la réduction des risques de catastrophe (2015) et l'initiative des Nations unies « Alertes précoces pour tous » sont publics. Retrouvez l'ensemble des prises de position sur www.mackysall.net