La candidature du Président Macky Sall au Secrétariat général des Nations unies place le financement de l'action climatique parmi ses priorités. D'un sommet à l'autre, les promesses se répètent ; les versements suivent de loin.
Une injustice de départ. Les pays qui ont le moins pesé dans les émissions affrontent les premiers les sécheresses, les crues et les récoltes perdues. Ils réparent des dégâts qu'ils n'ont pas causés, avec des moyens qu'ils n'ont pas.
Des promesses plus rapides que les versements. L'objectif de financement climatique annoncé voici plus de dix ans a été tenu tard et compté large. Le fonds consacré aux pertes et préjudices a été ouvert, puis doté d'une fraction de ce que réclament les dommages déjà subis. Entre l'annonce et le virement, une saison agricole se joue.
L'adaptation autant que la réduction. Le financement va d'abord aux projets qui réduisent les émissions, rarement à ceux qui protègent les populations déjà exposées. Un pays qui n'émet presque rien n'a pas d'émissions à réduire ; il a des digues à bâtir et des récoltes à sauver.
Ce que le Secrétariat peut porter. Le Secrétaire général ne signe pas les chèques. Il peut réunir les États, tenir le compte public des engagements pris et des sommes réellement versées, et rappeler qu'un financement annoncé mais jamais versé n'a protégé personne.
Une expérience de la négociation multilatérale. Douze années à la tête d'un État et la présidence de l'Union africaine en 2022 fondent ces engagements. Cette expérience explique pourquoi la vision déposée auprès des Nations Unies formule ses propositions comme des obligations : une paix, une sécurité et un développement pensés ensemble ; un multilatéralisme renouvelé ; une gouvernance de l'Organisation renforcée.
L'Afrique au cœur, le monde en ligne de mire.
Les engagements de financement climatique pris aux Nations unies sont publics. Retrouvez l'ensemble des prises de position sur www.mackysall.net