La candidature du Président Macky Sall au Secrétariat général des Nations unies place la réforme du multilatéralisme parmi ses priorités. Les règles de la gouvernance mondiale ont été écrites par une poignée d'États, à un moment où la plupart des membres d'aujourd'hui n'avaient pas encore rejoint la table.
Une architecture née en 1945. L'ordre multilatéral porte encore la carte du monde de sa fondation. Les rapports de force qu'il fige datent de la sortie d'une guerre à laquelle une grande partie de l'humanité actuelle n'a pas pris part. La majorité des États membres a adhéré ensuite, sans peser sur les règles qui commandent encore les décisions.
Un nombre qui ne fait pas une voix. Le Sud global rassemble la plupart des pays et des habitants de la planète. Son poids démographique et économique monte, sans que sa place dans les enceintes de décision suive. On l'invite à appliquer des règles qu'il n'a pas écrites, puis on s'étonne qu'il les applique sans conviction.
Réformer pour renforcer. Élargir la table ne défait pas l'Organisation, elle la consolide. Une décision portée par ceux qui la vivront pèse plus qu'une décision reçue d'en haut. Rendre la représentation plus juste, aux organes comme aux postes de direction, c'est rendre aux résolutions l'autorité qui leur manque.
Ce que le Secrétariat peut porter. Le Secrétaire général ne réécrit pas seul la Charte. Il peut refuser que le multilatéralisme reste le club de quelques-uns, ouvrir les responsabilités à des parcours longtemps tenus à l'écart, et rappeler qu'une institution ne garde son autorité qu'en ressemblant au monde qu'elle prétend servir.
Une expérience de la négociation multilatérale. Douze années à la tête d'un État et la présidence de l'Union africaine en 2022 fondent ces engagements. Cette expérience explique pourquoi la vision déposée auprès des Nations Unies formule ses propositions comme des obligations : une paix, une sécurité et un développement pensés ensemble ; un multilatéralisme renouvelé ; une gouvernance de l'Organisation renforcée.
L'Afrique au cœur, le monde en ligne de mire.
Les débats sur la réforme des Nations unies sont publics. Retrouvez l'ensemble des prises de position sur www.mackysall.net