Chaque année, douze millions de filles sont mariées avant dix-huit ans, d'après l'UNICEF. Autant de cartables posés, de diplômes jamais passés. En 2011, l'Assemblée générale a fait du 11 octobre la Journée internationale de la fille. Le Président Macky Sall place la scolarité des filles parmi les engagements de sa candidature au Secrétariat général des Nations unies.
Rester jusqu'au bout. Les filles quittent l'école surtout au moment du secondaire : distance, frais, absence de latrines séparées, grossesses, mariages. Un trajet sûr, une bourse et des latrines suffisent parfois à garder une élève en classe, et ces mesures coûtent peu.
Le prix d'une année. Selon la Banque mondiale, une année d'études supplémentaire augmente les revenus futurs d'une femme d'environ dix pour cent. Les familles qui connaissent ce rendement investissent davantage dans la scolarité de leurs filles.
La loi, puis son application. Fixer à dix-huit ans l'âge minimal du mariage, sans exception, est le premier pas. L'Union africaine a lancé en 2014 une campagne contre le mariage des enfants. Il reste à faire respecter les textes dans les villages, avec les chefs religieux et coutumiers comme alliés.
Ce que peut le Secrétaire général. Il peut demander que chaque programme financé par l'Organisation rende compte, chiffres à l'appui, de la scolarisation des filles qu'il touche. Un indicateur publié change souvent plus de pratiques qu'un discours.
Une génération à garder. L'Afrique compte la population la plus jeune de la planète. La vision déposée auprès des Nations unies relie développement et paix : une fille qui termine le secondaire élève ses enfants autrement, et les élève plus longtemps à l'école.
L'Afrique au cœur, le monde en ligne de mire.
La résolution 66/170 de l'Assemblée générale (2011), les données de l'UNICEF sur le mariage des enfants et la campagne de l'Union africaine (2014) sont publiques. Retrouvez l'ensemble des prises de position sur www.mackysall.net
