La candidature du Président Macky Sall au Secrétariat général de l'ONU tire une leçon de la dernière pandémie. Quand les vaccins ont manqué, l'Afrique a attendu son tour derrière les pays qui les fabriquaient et les réservaient. Un continent qui produisait alors près de 1 % des vaccins qu'il consomme a mesuré ce que coûte la dépendance.

La pénurie a suivi la géographie de la production. Les doses sont allées d'abord là où on les fabriquait. Les engagements de partage sont venus après, plus lents que le virus. Pour un continent d'un milliard et demi d'habitants, la sécurité sanitaire ne pouvait plus reposer sur la seule générosité des autres.

Fabriquer sur place. À la présidence de l'Union africaine, le Président Macky Sall a porté l'objectif d'une production continentale : porter à 60 % la part des vaccins utilisés en Afrique qui y sont fabriqués d'ici 2040, cible arrêtée par l'Union africaine. Au Sénégal, l'Institut Pasteur de Dakar a engagé un projet de production qui donne à cet objectif un premier ancrage.

La santé relève de la sécurité. Une épidémie non contenue quelque part devient tôt ou tard l'affaire de tous. Investir dans les capacités de production, de surveillance et de riposte des régions les plus exposées protège aussi celles qui se croient à l'abri. Le calcul de la prévention vaut pour les virus comme pour les conflits.

Ce que le Secrétariat peut porter. Le Secrétaire général ne fabrique pas de vaccins, mais il tient la question ouverte : lever les obstacles au transfert de technologie, appuyer les mécanismes de financement, rappeler aux États leurs engagements de partage quand la prochaine crise viendra. Une voix constante compte davantage qu'une conférence de donateurs par pandémie.

Une expérience de la conduite de l'État. Douze années à la tête d'un État et la présidence de l'Union africaine en 2022 fondent ces engagements. Cette expérience explique pourquoi la vision déposée auprès des Nations Unies formule ses propositions comme des obligations : une paix, une sécurité et un développement pensés ensemble ; un multilatéralisme renouvelé ; une gouvernance de l'Organisation renforcée.

L'Afrique au cœur, le monde en ligne de mire.

Les données de l'Union africaine et de l'Organisation mondiale de la santé sur la production de vaccins sont publiques. Retrouvez l'ensemble des prises de position sur www.mackysall.net