La candidature du Président Macky Sall au Secrétariat général des Nations unies place la réforme des banques multilatérales de développement parmi ses priorités. Créées pour financer le développement, ces banques prêtent aujourd'hui bien en deçà de ce que le monde attend d'elles.

Un capital qui pourrait travailler davantage. Une revue commandée par le G20 en 2022 a établi que les banques multilatérales pouvaient prêter des centaines de milliards de dollars de plus à partir de leur capital existant, sans perdre la note qui leur assure des taux bas. Une prudence excessive laisse des projets utiles sans financement.

Des besoins qui dépassent de loin l'offre. Les pays en développement ont besoin de milliers de milliards de dollars par an pour le développement et le climat, quand les prêts de ces banques n'en couvrent qu'une fraction. L'écart se comble en partie par de la dette chère, celle-là même qui étouffe ensuite les budgets.

Réformer sans fragiliser. Mieux utiliser les bilans, mobiliser davantage de capital garanti et orienter les prêts vers le climat et les infrastructures augmentent leur force de frappe sans menacer leur solidité. La réforme tient d'abord à un meilleur emploi du capital déjà versé, avant toute contribution nouvelle des États.

Ce que le Secrétariat peut porter. Le Secrétaire général ne dirige pas ces banques. Il peut réunir leurs actionnaires autour de la réforme et rappeler qu'une institution créée pour le développement doit prêter à la mesure des besoins qu'elle a mission de servir.

Une expérience de la négociation multilatérale. Douze années à la tête d'un État et la présidence de l'Union africaine en 2022 fondent ces engagements. Cette expérience explique pourquoi la vision déposée auprès des Nations Unies formule ses propositions comme des obligations : une paix, une sécurité et un développement pensés ensemble ; un multilatéralisme renouvelé ; une gouvernance de l'Organisation renforcée.

L'Afrique au cœur, le monde en ligne de mire.

La revue de 2022 du G20 sur l'adéquation des fonds propres des banques multilatérales de développement est publique. Retrouvez l'ensemble des prises de position sur www.mackysall.net