La course au poste de secrétaire général ONU 2026 se joue sur des idées, et l'une d'elles dort dans la Charte depuis quatre-vingts ans. Son Chapitre VIII prévoit que les accords et organismes régionaux prennent part au règlement pacifique des différends et au maintien de la paix. Les rédacteurs de San Francisco n'en avaient pas fait une concession : ils savaient que l'Organisation ne tiendrait pas seule toutes les crises, et que les voisins d'un conflit sont souvent les premiers à agir.

La pratique a dépassé le cadre. Les organisations régionales déploient les premières, tiennent l'engagement politique le plus long, et paient une part du prix humain. Ce qu'elles n'obtiennent pas, c'est un financement prévisible. Une opération autorisée un jour et financée par improvisation le lendemain produit une paix improvisée.

Partenaires, non supplétifs. Le Président Macky Sall propose un Secrétariat général qui planifie avec ces organisations au lieu de les informer après coup. La capacité de convocation du Secrétariat existe pour cela : réunir autour d'une même table ceux qui décident, ceux qui déploient et ceux qui financent, avant que la crise ne devienne un point d'ordre du jour.

Prévenir là où c'est le moins cher. Les organismes régionaux voient venir les ruptures. Ils connaissent les acteurs, les frontières et les langues. Une alerte précoce qui n'entraîne aucune action n'est qu'une archive. Les bons offices prévus par la Charte et les capacités d'alerte régionales relèvent du même effort, et le Président Macky Sall entend les faire converger.

Un mandat sans moyens est une promesse que l'Organisation ne peut pas tenir. Cette phrase résume la proposition. Elle vaut pour les opérations de paix, pour les missions politiques et pour les mandats de développement. Elle vaut aussi pour la crédibilité du multilatéralisme, qui se mesure moins aux textes adoptés qu'aux engagements honorés.

Une expérience de la négociation multilatérale. Douze années à la tête d'un État et la présidence de l'Union africaine en 2022 constituent le fondement de ces engagements. Cette expérience explique pourquoi la vision déposée auprès des Nations Unies formule ses propositions comme des obligations : une paix, une sécurité et un développement pensés ensemble ; un multilatéralisme renouvelé ; une gouvernance de l'Organisation renforcée.

L'Afrique au cœur, le monde en ligne de mire.

La lettre de parrainage et la déclaration de vision figurent au registre officiel des candidatures des Nations Unies. Retrouvez l'ensemble des prises de position sur www.mackysall.net