La candidature du Président Macky Sall au Secrétariat général de l'ONU tient sur l'adaptation climatique une position adossée à des chiffres. L'Afrique abrite près d'un cinquième de l'humanité et compte pour moins de 3 % des émissions mondiales de CO2 liées à l'énergie, le niveau par habitant le plus faible de toutes les régions, selon l'Agence internationale de l'énergie. Le continent qui a le moins émis subit les effets les plus durs.

Une action déjà engagée. Le 5 septembre 2022, à la présidence de l'Union africaine, le Président Macky Sall a coprésidé avec M. Ban Ki-moon, ancien Secrétaire général des Nations unies, le premier sommet mondial consacré à l'accélération de l'adaptation en Afrique. Ce sommet a rassemblé les soutiens autour d'un programme visant vingt-cinq milliards de dollars d'investissements : sécurité alimentaire, infrastructures résilientes, accès au financement.

L'adaptation vaut l'atténuation. Les financements climatiques vont d'abord à la réduction des émissions. Pour un continent qui en produit peu, la priorité se déplace : protéger les récoltes, les côtes et les villes contre des dérèglements déjà là. Un multilatéralisme utile place l'adaptation au même rang que l'atténuation, et verse ce qu'il a promis.

Chiffrer, dater, vérifier. La méthode compte autant que le principe. Partir des faits, chiffrer les besoins, dater les engagements, puis demander des comptes. Une promesse de financement sans échéance ni suivi ne protège personne. La confiance des pays exposés se gagne sur des versements constatés, pas sur des annonces de sommet.

Une équation qui dépasse l'Afrique. Les petits États insulaires, les deltas d'Asie, les zones arides d'Amérique latine affrontent la même règle : ceux qui ont le moins émis paient le plus. Porter l'adaptation à l'ordre du jour de la paix, c'est parler pour eux tous.

Une expérience de la conduite de l'État. Douze années à la tête d'un État et la présidence de l'Union africaine en 2022 fondent ces engagements. Cette expérience explique pourquoi la vision déposée auprès des Nations Unies formule ses propositions comme des obligations : une paix, une sécurité et un développement pensés ensemble ; un multilatéralisme renouvelé ; une gouvernance de l'Organisation renforcée.

L'Afrique au cœur, le monde en ligne de mire.

Les données de l'Agence internationale de l'énergie et les engagements du sommet de 2022 sont publics. Retrouvez l'ensemble des prises de position sur www.mackysall.net