La candidature du Président Macky Sall au Secrétariat général de l'ONU relie le climat à la paix. Au Sahel, la terre cultivable recule, les points d'eau se raréfient, et la concurrence pour ce qui reste nourrit des conflits que l'on décrit ensuite comme ethniques ou religieux. Le dérèglement du climat pèse sur la sécurité de régions entières autant que sur leurs récoltes.

Le climat déplace avant de tuer. Sécheresses et inondations chassent des populations de leurs terres bien avant qu'une arme ne soit tirée. Ces déplacements tendent les zones d'accueil, alimentent les trafics et offrent aux groupes armés un vivier de recrues sans autre perspective. Prévenir ces ruptures coûte moins que gérer les crises qu'elles déclenchent.

L'Afrique paie une facture qu'elle n'a pas signée. Le continent émet une part infime des gaz à effet de serre et subit une part majeure des dérèglements. La justice climatique tient dans une exigence simple : les financements d'adaptation promis doivent être versés, à hauteur des besoins réels, et sans se compter deux fois.

Un droit à l'énergie, une transition qui parte du réel. Des centaines de millions d'Africains vivent sans accès fiable à l'électricité. Une transition qui leur demanderait de renoncer au développement, pour des émissions dont ils ne sont pas responsables, ne tiendrait pas. Le Président Macky Sall défend une transition qui finance l'accès à l'énergie dans le même mouvement qu'elle le décarbone.

Porter la question là où elle se décide. Le Secrétariat ne signe pas les accords climatiques, mais il inscrit le sujet à l'ordre du jour de la paix, documente le lien entre climat et conflit, et rappelle aux bailleurs les engagements qu'ils ont pris. Une voix constante vaut mieux qu'un sommet réussi tous les cinq ans.

Une expérience de la négociation multilatérale. Douze années à la tête d'un État et la présidence de l'Union africaine en 2022 fondent ces engagements. Cette expérience explique pourquoi la vision déposée auprès des Nations Unies formule ses propositions comme des obligations : une paix, une sécurité et un développement pensés ensemble ; un multilatéralisme renouvelé ; une gouvernance de l'Organisation renforcée.

L'Afrique au cœur, le monde en ligne de mire.

Les rapports du GIEC et les engagements de financement climatique sont publics. Retrouvez l'ensemble des prises de position sur www.mackysall.net