Chaque 21 septembre, à New York, la cloche de la paix sonne dans le jardin du siège des Nations unies et les belligérants du monde entier sont invités à faire taire les armes pendant vingt-quatre heures. La paix qu'appelle ce geste se prépare pourtant des années plus tôt, dans les salles de classe et le débat public. Le Président Macky Sall situe là son premier chantier, et sa candidature au Secrétariat général en fait une priorité de l'Organisation.
Une journée pour un cessez-le-feu. Instituée par l'Assemblée générale en 1981 et fixée au 21 septembre en 2001, la Journée invite chaque année à une trêve mondiale de vingt-quatre heures. Certaines années, cette trêve symbolique a permis de vacciner des enfants ou d'acheminer des vivres dans des zones que les armes tenaient fermées.
La déclaration de 1999 sur une culture de la paix. Les Nations unies l'ont adoptée cette année-là et la fondent sur l'éducation et le dialogue comme sur le respect des droits. Elle confie ce travail d'abord à l'école, car un adulte se laisse d'autant moins enrôler qu'il a appris, enfant, à régler une dispute sans coups.
Prévenir la haine avant la guerre. Les guerres civiles se préparent des années durant par des discours qui déshumanisent l'autre. Repérer et contrer ces discours, soutenir les voix qui refusent la division coûte bien moins cher qu'une opération de maintien de la paix déployée quand la guerre a déjà éclaté.
La tribune du Secrétaire général. Chaque 21 septembre, la voix morale de l'Organisation s'exprime par la bouche du Secrétaire général, devant la cloche de New York et les caméras du monde. Le Président Macky Sall a gouverné un pays où les confréries et les Églises vivent côte à côte, comme les langues ; il sait ce que cette concorde doit aux maîtres d'école. Élu, il demandera aux États, chaque année à cette date, de rendre compte de ce que leurs écoles enseignent aux enfants sur le voisin et l'étranger, comme sur l'adversaire.
Une expérience de gouvernement. Cette demande s'appuie sur douze années à la tête d'un État et sur la présidence de l'Union africaine en 2022. La même expérience explique pourquoi la vision déposée auprès des Nations unies formule ses propositions comme des obligations : une paix, une sécurité et un développement pensés ensemble ; un multilatéralisme renouvelé ; une gouvernance de l'Organisation renforcée.
L'Afrique au cœur, le monde en ligne de mire.
La résolution de l'Assemblée générale instituant la Journée internationale de la paix et la déclaration de 1999 sur une culture de la paix sont publiques. Retrouvez l'ensemble des prises de position sur www.mackysall.net
