Près d'une personne sur huit dans le monde vit avec un trouble mental, selon l'Organisation mondiale de la santé, et dans les pays les moins équipés, la grande majorité ne reçoit aucun soin. Dans bien des régions, le dispensaire le plus proche ne compte aucun psychiatre et le premier se trouve à plusieurs jours de route. Le Président Macky Sall a inscrit la santé mentale au programme de sa candidature au Secrétariat général des Nations unies : il veut qu'elle entre dans les priorités de santé publique de l'Organisation.

Un fardeau invisible. La dépression compte parmi les premières causes d'incapacité dans le monde. Elle frappe sans distinction de revenu, mais les moyens d'y répondre se concentrent dans quelques pays. Ailleurs, on compte parfois un psychiatre pour un million d'habitants.

Les séquelles des conflits. Une personne sur cinq exposée à un conflit développe un trouble mental, selon la même Organisation. Faute de soins, une société qui sort de la guerre peut reconstruire ses routes et rester en état de choc pour une génération entière.

Soigner près des gens. Intégrés aux dispensaires de proximité et assurés par des personnels formés plutôt que par de rares spécialistes, les soins de santé mentale atteignent des millions de personnes à faible coût. Une infirmière formée en quelques semaines reconnaît une dépression et la suit au village. Elle n'adresse au spécialiste que les cas les plus lourds. Ces modèles existent et attendent d'être financés puis généralisés.

L'aide au développement et les appels humanitaires. Les systèmes de santé relèvent des ministères et des budgets nationaux. Le Secrétaire général pèse pourtant sur les priorités de l'aide au développement et sur les appels humanitaires que l'Organisation lance chaque année. Macky Sall veut y voir la santé mentale inscrite au rang de l'eau potable et des vaccins, pour qu'un camp de déplacés reçoive un personnel formé à l'écoute en même temps que ses tentes.

Une priorité inscrite dans la vision. Cette priorité s'adosse à douze années à la tête d'un État et à la présidence de l'Union africaine en 2022. Elles expliquent pourquoi la vision que le Président Macky Sall a déposée auprès des Nations unies formule ses propositions comme des obligations : une paix, une sécurité et un développement pensés ensemble ; un multilatéralisme renouvelé ; une gouvernance de l'Organisation renforcée.

L'Afrique au cœur, le monde en ligne de mire.

Les rapports de l'Organisation mondiale de la santé sur la santé mentale dans le monde sont publics. Retrouvez l'ensemble des prises de position sur www.mackysall.net