Mohandas Gandhi est né le 2 octobre 1869. En 2007, l'Assemblée générale a fait de cette date la Journée internationale de la non-violence. Elle rappelle un fait que les chancelleries oublient parfois : avant de parler de force, la Charte des Nations unies parle de négociation. Le Président Macky Sall s'en réclame dans sa candidature au Secrétariat général.

L'article 33. La Charte demande aux parties à un différend de chercher d'abord une solution par la négociation, l'enquête, la médiation, la conciliation, l'arbitrage ou le recours aux organismes régionaux. Ces mots figurent dans le texte depuis 1945, et chaque génération de diplomates doit les remettre en pratique.

Les bons offices. Dag Hammarskjöld, deuxième Secrétaire général, a fait des bons offices un instrument à part entière de la fonction. Ils reposent sur la discrétion : un médiateur qui parle trop tôt perd la confiance des parties, et celle-ci ne se rachète pas.

La paix au ras du sol. Les médiateurs locaux, les comités de paix de village et les dialogues entre éleveurs et cultivateurs règlent des différends que les armes aggraveraient. L'Organisation gagne à les appuyer, parce qu'ils interviennent avant les combats.

Parler à toutes les parties. En juin 2022, président en exercice de l'Union africaine, le Président Macky Sall s'est rendu à Sotchi pour plaider la sortie des céréales et des engrais bloqués par la guerre en Ukraine. Il y a vu un principe simple : un médiateur ne choisit pas ses interlocuteurs parmi ceux qui lui plaisent.

Une méthode à tenir. La vision déposée auprès des Nations unies place la prévention au premier pilier. Elle suppose un Secrétaire général qui s'adresse à toutes les parties, y compris à celles qu'on évite de recevoir.

L'Afrique au cœur, le monde en ligne de mire.

La résolution 61/271 de l'Assemblée générale (2007) et l'article 33 de la Charte sont publics. Retrouvez l'ensemble des prises de position sur www.mackysall.net