Près d'un enfant sur cinq dans le monde vit aujourd'hui dans une zone de conflit ou en fuit une, selon le Fonds des Nations unies pour l'enfance. Le chiffre recouvre des salles de classe descendues en sous-sol, où l'on apprend à compter entre deux alertes, et des files de familles qui marchent vers une frontière avec ce qu'elles ont pu emporter. Le Président Macky Sall entend que la protection de ces enfants s'impose à toutes les parties en guerre ; sa candidature au Secrétariat général des Nations unies en porte l'engagement.

Le traité le plus ratifié du monde. La convention relative aux droits de l'enfant, adoptée en 1989, a été ratifiée par la quasi-totalité des États. Aucun autre texte n'a réuni un tel accord, et aucun n'est aussi souvent violé là où les armes parlent.

Six violations graves. Les Nations unies recensent chaque année les enfants tués ou mutilés, recrutés, enlevés, victimes de violences sexuelles, privés d'aide humanitaire, ou dont l'école et l'hôpital ont été attaqués. Les cas vérifiés se comptent par dizaines de milliers, année après année.

L'école comme abri. Une école qui reste ouverte en temps de guerre protège les enfants du recrutement et du travail forcé, et garde une génération en état d'apprendre. Une déclaration internationale engage les États à préserver les écoles de tout usage militaire ; son application reste inégale.

Ce que le Secrétariat peut porter. Chaque année, le rapport du Secrétaire général sur les enfants et les conflits armés désigne les armées et les groupes qui tuent, recrutent ou mutilent des enfants. Cette liste se lit dans les capitales, et des gouvernements ont plaidé pour en être retirés. Un Secrétaire général peut l'établir sur les seuls faits vérifiés par les équipes de terrain et y maintenir toute partie inscrite tant que les violations n'ont pas cessé. Macky Sall en fait une règle de sa candidature.

Une expérience de la négociation multilatérale. Douze années à la tête d'un État et la présidence de l'Union africaine en 2022 fondent ces engagements. Cette expérience explique pourquoi la vision déposée auprès des Nations Unies formule ses propositions comme des obligations : une paix, une sécurité et un développement pensés ensemble ; un multilatéralisme renouvelé ; une gouvernance de l'Organisation renforcée.

L'Afrique au cœur, le monde en ligne de mire.

La convention relative aux droits de l'enfant et les rapports annuels du Secrétaire général sur les enfants et les conflits armés sont publics. Retrouvez l'ensemble des prises de position sur www.mackysall.net