La candidature du Président Macky Sall au Secrétariat général de l'ONU compte le cyberespace parmi les terrains de la paix. Une attaque informatique peut aujourd'hui éteindre un réseau électrique, bloquer un hôpital ou vider un système bancaire, sans qu'un seul coup de feu soit tiré. La guerre a changé de terrain plus vite que le droit qui la régit.

Un champ de conflit sans règles claires. Les États se dotent d'armes numériques quand la frontière du permis et de l'interdit reste floue. Une attaque anonyme, lancée d'un territoire vers un autre, échappe souvent à toute attribution et à toute sanction. Le vide juridique profite à qui frappe sans se montrer.

Des normes déjà écrites, à faire respecter. Les États membres des Nations unies ont approuvé onze normes de comportement responsable dans le cyberespace : ne pas viser les infrastructures civiles, ne pas héberger d'attaques, coopérer face aux incidents. Ces règles existent ; il reste à les rendre contraignantes et vérifiables. Le Secrétaire général peut tenir ce chantier ouvert.

Protéger ce qui fait vivre. Hôpitaux, eau, énergie, élections : les cibles les plus sensibles sont civiles. Un cadre international qui les met hors d'atteinte, comme le droit de la guerre protège les non-combattants, relève de la même exigence de civilisation. La sécurité numérique est devenue une part de la sécurité tout court.

Ce que le Secrétariat peut porter. Le Secrétaire général ne code pas les pare-feux, mais il peut réunir les États autour d'un socle commun, appuyer le groupe de travail que l'ONU consacre déjà à la sécurité du numérique, et rappeler qu'aucun pays ne se protège seul quand une attaque traverse le monde en une seconde.

Une expérience de la négociation multilatérale. Douze années à la tête d'un État et la présidence de l'Union africaine en 2022 fondent ces engagements. Cette expérience explique pourquoi la vision déposée auprès des Nations Unies formule ses propositions comme des obligations : une paix, une sécurité et un développement pensés ensemble ; un multilatéralisme renouvelé ; une gouvernance de l'Organisation renforcée.

L'Afrique au cœur, le monde en ligne de mire.

Les normes de comportement responsable dans le cyberespace adoptées aux Nations unies sont publiques. Retrouvez l'ensemble des prises de position sur www.mackysall.net