La candidature du Président Macky Sall au Secrétariat général de l'ONU défend un numérique conçu comme un bien commun. Les briques de base du monde connecté, prouver son identité, payer, échanger des données en sécurité, peuvent appartenir à tous ou à quelques-uns. Ce choix décidera qui profite de la révolution numérique.
Des fondations ouvertes. Un logiciel libre, une norme ouverte, une donnée publique se partagent sans se payer chaque fois. Bâtis en commun, ces outils évitent à chaque pays de tout réinventer et de dépendre d'un fournisseur unique. Le bien public numérique est à l'ère des réseaux ce que la route fut à l'ère industrielle.
L'infrastructure avant les applications. Une identité numérique fiable, un système de paiement interopérable, un échange de données encadré forment le socle sur lequel se construisent des milliers de services. Les pays qui ont posé ces fondations ouvertes ont vu naître une économie numérique qu'aucun monopole ne verrouille.
Partager plutôt que dépendre. Sans règles communes, quelques entreprises fixent les standards et perçoivent la rente. Des biens publics numériques, interopérables et gouvernés en commun, rendent aux États et aux citoyens la maîtrise de leurs outils. La souveraineté, à l'ère numérique, se construit en partageant.
Ce que le Secrétariat peut porter. Le Secrétaire général ne développe pas de logiciels, mais il peut promouvoir les biens publics numériques, comme le Pacte numérique mondial y invite, appuyer leur financement et leur diffusion, et rappeler qu'une technologie partagée sert la paix mieux qu'une technologie captée.
Une expérience de la négociation multilatérale. Douze années à la tête d'un État et la présidence de l'Union africaine en 2022 fondent ces engagements. Cette expérience explique pourquoi la vision déposée auprès des Nations Unies formule ses propositions comme des obligations : une paix, une sécurité et un développement pensés ensemble ; un multilatéralisme renouvelé ; une gouvernance de l'Organisation renforcée.
L'Afrique au cœur, le monde en ligne de mire.
Le Pacte numérique mondial et les registres de biens publics numériques des Nations unies sont publics. Retrouvez l'ensemble des prises de position sur www.mackysall.net