Dans six jours, jeudi 23 juillet, les candidats au poste de Secrétaire général des Nations Unies se présenteront ensemble devant les États membres et la société civile. Ce Town Hall, organisé de 17 h à 18 h 30, heure de New York, en salle de l'Assemblée générale à l'invitation de sa Présidente, Annalena Baerbock, ouvre la dernière ligne droite avant les votes indicatifs. Le moment se prête à un rappel : comment se choisit, concrètement, le chef de l'ONU ?

Le processus actuel date de 2015. Par la résolution 69/321, l'Assemblée générale a mis fin à des décennies de tractations à huis clos : candidatures rendues publiques, déclarations de vision déposées par écrit, auditions ouvertes aux 193 États membres. La sélection de 2016, qui a porté António Guterres à la tête de l'Organisation, a été la première de cette ère de transparence. Celle de 2026 en suit le chemin : les six candidats déclarés ont déposé leur vision, passé leur grand oral et répondent depuis le 30 juin aux consultations privées des membres du Conseil de sécurité.

Viennent ensuite les votes indicatifs, attendus à partir de la dernière semaine de juillet. La mécanique est simple : les quinze membres du Conseil reçoivent un bulletin par candidat et cochent « encourage », « décourage » ou « sans opinion ». Ces scrutins informels, répétés autant que nécessaire, dessinent les rapports de force sans rien décider ; en 2016, il en avait fallu six. Aux tours décisifs, les bulletins des cinq membres permanents se distinguent de ceux des dix membres élus : un candidat doit convaincre les deux collèges à la fois, car la recommandation finale exige au moins neuf voix et aucun veto.

Le Conseil transmet alors sa recommandation à l'Assemblée générale, à qui revient la nomination. Le calendrier annoncé vise l'automne, pour une prise de fonction le 1er janvier 2027.

C'est ce processus, exigeant et méthodique, qui structure la démarche du Président Macky Sall depuis l'ouverture des consultations : écouter chaque membre du Conseil, élu comme permanent, avec le même sérieux. Jeudi prochain, face aux États membres, il présentera les trois piliers de sa vision : une approche intégrée de la paix et du développement, un multilatéralisme rénové fidèle à la Charte, une Organisation rationalisée qui fait mieux avec moins.

Le texte intégral de la vision est disponible sur www.mackysall.net.