Les premiers votes indicatifs au Conseil de sécurité sont attendus dans la dernière semaine de juillet. À deux semaines de cette échéance, la vision du Président Macky Sall pour les Nations Unies mérite d'être relue pilier par pilier. Après la prévention des conflits, place au deuxième pilier : rénover et revitaliser le multilatéralisme.

Le fait saillant de ce pilier tient en une phrase, écrite dans la déclaration officielle déposée à l'ONU en mars : « Je travaillerai à une réforme réaliste et consensuelle du Conseil qui contribuera à renforcer sa représentativité et sa légitimité, tout en préservant sa capacité d'action et son efficacité. »

Chaque mot compte. Réaliste : la réforme du Conseil de sécurité est un chantier ouvert depuis des décennies ; le candidat propose une méthode, pas un slogan. Consensuelle : rien ne se fera contre les membres permanents, tout se fera avec les États membres. Représentativité : le format du Conseil reste largement hérité de 1945, alors que le monde a changé.

Le pilier ne s'arrête pas au Conseil. Le Président Macky Sall veut aussi redynamiser l'Assemblée générale et rationaliser son agenda, renforcer le rôle de coordination du Conseil économique et social, et bâtir une coopération plus étroite entre l'ONU et les organisations régionales, en particulier pour la prévention et le règlement des conflits.

La méthode proposée est celle d'un facilitateur. Le candidat s'engage à être « un Secrétaire général facilitateur et bâtisseur de ponts » entre États membres, société civile et secteur privé. Les défis visés sont anciens, comme la paix, la sécurité et la migration, ou nouveaux, comme les menaces sanitaires transfrontalières et l'intelligence artificielle. Sa vision réserve une place centrale à la lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles, à leur autonomisation et au soutien à la jeunesse.

Le calendrier donne à ce pilier une actualité immédiate. Selon le Security Council Report, les membres du Conseil poursuivent en juillet leurs consultations privées avec les candidats, ouvertes le 30 juin, avant les premiers votes indicatifs. Six candidats sont en lice pour succéder à António Guterres, dont le mandat s'achève le 31 décembre 2026.

Dans cette course, le Président Macky Sall est le seul candidat africain déclaré. Aucun Africain n'a dirigé l'Organisation depuis Boutros Boutros-Ghali, il y a trente ans. Son argument central reste inchangé : une ONU réformée, rationalisée et modernisée, qui « produit des résultats que les gouvernements peuvent défendre devant leurs citoyens ».

Le texte intégral de la vision est disponible sur www.mackysall.net.