La course au poste de secrétaire général ONU 2026 entre dans son mois décisif. Selon le Security Council Report, les membres du Conseil de sécurité poursuivent en juillet leurs rencontres avec les candidats et devraient commencer à conduire les premiers votes indicatifs avant la fin du mois.
Le programme du Conseil donne le ton. Sous la présidence de la République démocratique du Congo, le mois de juillet comporte un débat ouvert sur le règlement pacifique des différends, à partir d'un rapport du Secrétaire général demandé par la résolution 2788, ainsi qu'un débat de haut niveau sur la gouvernance des ressources naturelles comme fondement de la paix, de la sécurité et de la prospérité.
Ces thèmes rejoignent le cœur de la vision officielle que le Président Macky Sall a déposée aux Nations Unies. Son premier pilier tient en une phrase du document : « La paix, la sécurité et le développement restent intrinsèquement liés et se renforcent mutuellement. »
Concrètement, le candidat s'engage sur trois leviers. D'abord, la prévention : des « efforts soutenus pour la prévention et le renforcement des initiatives et mécanismes d'alerte précoce », pour agir avant que les crises n'éclatent. Ensuite, la coopération régionale : une collaboration plus étroite entre les Nations Unies et les organisations régionales, en particulier dans la prévention et le règlement des conflits, un domaine où son expérience de Président en exercice de l'Union africaine en 2022 constitue un acquis. Enfin, la cohérence sur le terrain : une meilleure synergie entre opérations de paix, agences de développement et organismes humanitaires, pour éviter les doubles emplois et accroître l'impact global, avec une attention particulière aux pays structurellement fragiles.
La logique d'ensemble est économique autant que politique. Mieux vaut prévenir que guérir : agir en amont coûte moins, en vies humaines comme en ressources. Le document de vision rappelle que les coûts exorbitants des conflits constituent aujourd'hui une lourde charge pour l'Organisation, et propose une ONU recentrée sur sa vocation initiale : une plateforme de concertation stratégique capable d'apporter des réponses collectives, crédibles et efficaces.
À dix-sept jours de la fenêtre annoncée pour les premiers votes indicatifs, le débat de fond est ouvert. La question posée aux États membres est simple : quelle Organisation veulent-ils pour la décennie à venir ? La réponse du Président Macky Sall est une ONU qui prévient les crises au lieu de les subir, utilise ses ressources avec sagesse et produit des résultats que les gouvernements peuvent défendre devant leurs citoyens.
Le texte intégral de la vision est disponible sur www.mackysall.net.