En ouvrant le mois de septembre au Conseil de sécurité, la présidence française a rappelé devant la presse ce que recouvre la fonction de Secrétaire général. Trois volets s'en dégagent : la paix et la sécurité, l'impulsion donnée au développement et aux droits humains, la conduite d'une administration aux finances contraintes. La candidature du Président Macky Sall répond à chacun d'eux.

La paix et la sécurité, d'abord. Le premier devoir du Secrétaire général est de prévenir les guerres et d'aider à les clore. Il alerte avant l'irréparable et offre ses bons offices, en s'appuyant sur les organisations régionales que la Charte associe au maintien de la paix. Une candidature venue d'un continent où la paix se construit chaque jour connaît le prix de la prévention, toujours inférieur à celui d'une intervention.

Une impulsion au développement et aux droits. Sans voter les budgets ni signer les traités, le Secrétaire général pèse sur l'ordre du jour. Il peut y inscrire la dette qui étouffe et le financement qui manque. Il peut aussi alerter sur les populations que le climat déplace et rappeler les droits quand ils reculent. La candidature a déjà donné cette impulsion en plaçant en tête la dette et le financement du développement.

Diriger une administration aux moyens comptés. L'Organisation traverse une crise de liquidités : des contributions impayées, des budgets resserrés, une réforme engagée pour ajuster ses moyens sans renoncer à sa mission. Le Secrétaire général doit y tenir une administration mondiale sans en alourdir la charge. Il en choisit les priorités et en rend compte.

L'expérience d'un chef d'État. Ces exigences, douze années à la tête d'un État les ont imposées chaque jour au Président Macky Sall, et la présidence de l'Union africaine en 2022 l'a conduit du G20 aux grands sommets. Cette expérience explique pourquoi la vision déposée auprès des Nations unies formule ses propositions comme des obligations, dont une gouvernance de l'Organisation renforcée.

L'Afrique au cœur, le monde en ligne de mire.

La conférence de presse de la présidence française du Conseil de sécurité, le 1er septembre 2026, est publique. Retrouvez l'ensemble des prises de position sur www.mackysall.net